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Veste Chloé de la maison Victor

Le 22 août 2016, 13:21 dans Couture 1

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Coudre pour les autres: une pression de dingue car il y a une volonté de bien faire et sans erreur. On réfléchit beaucoup plus avant d’agir, pour que le trait soit le plus droit possible, la couture la plus nette possible, quitte à tout découdre et recommencer sans accroc. Agissements aux antipodes des coutures que je réalise pour moi car souvent, je me dis  » c’est bon ça passe… De toute façon c’est pour toi, personne ne verra! »

Mais, depuis le CAP, je mets une application particulière à faire de belles coutures, de belles finitions. Je crois que ces 16h passées dans cette salle d’examen ont très clairement changé ma façon de voir la couture que je réalise moins en mode dilettante aujourd’hui: mon côté maniaque a repris le dessus. Tout doit être nickel!

Alors ma voisine voulait une veste trois quart mi-saison (oui,elle me l’a commandé fin Mars….mais entre trouver le patron, les examens du CAP 2016, Venise, le déménagement de ma voisine à Rennes et nos vacances respectives…. Dur de rendre ma copie rapidement). Elle voulait une veste longue de type Tara Jarmon, avec une coupe droite, sans col. Libre choix des patrons avec un modèle approchant comme le Montaigne de chez Aime comme Marie ( mais je ne couds plus cette marque) ou la veste Grâce de chez Citronille mais, mon choix s’est porté sur la veste Chloé de la maison Victor et validée par la principale intéressée.

Choix du tissu: EXTÉRIEUR: une gabardine de coton bleu marine et INTÉRIEUR: un coton bleu marine à pois blanc achetés à Rennes, du passepoil rouge qui vient de Selftissus Brest.

La veste Chloé est une veste droite 3/4 avec deux poches cousues dans la couture donc invisibles et un col rond. Je n’y ai apporté que des modifications substantielles (dues aux mensurations de Caro) soit un rallongement des manches et surtout un passepoil rouge inséré entre la parementure et la doublure pour trancher avec le bleu marine des tissus extérieur et intérieur.

La fermeture se fera par un bouton à recouvrir (Selftissus) avec le même tissu extérieur. Édit du 21/08/2016: Après essai, il n’y aura pas de bouton; Caro préférant sans boutons, quitte à fermer la veste par une fine ceinture rouge ou blanche, vernie. La classe !

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Alors. Qu’en dites-vous ?

L’éco-hôtel spa Yves Rocher à la Gacilly (56)

Le 17 août 2016, 21:39 dans Bonnes adresses 0

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L’éco-hôtel spa Yves Rocher à la Gacilly (56)

Surprise de M. Chéri en remontant de Bordeaux. Je pensais juste faire un détour vers Rennes pour voir des amis… Mais nous avons atterri pour 2 jours et une nuit à l’éco-hotel spa Yves Rocher, la Grée des Landes, à la Gacilly (56) Une surprise de taille lorsque l’on arrive sur le site car c’est vraiment au milieu de nulle par. Un grand domaine boisé au milieu duquel trône fièrement l’hôtel.

Tout le lieu, des chambres au restaurant, est pensé selon une seule rhétorique: privilégier la nature en adaptant notre bien-être personnel à un engagement éco-responsable. c’est un concept auquel j’adhère de plus en plus et qui donne du sens à une prise de conscience nécessaire sur notre mode de consommation et son impact sur la nature.

  • La chambre fait partie d’un ensemble de 30 chambres de plain-pied avec une terrasse privative dont le panorama sur la forêt morbihannaise est … juste ce qu’il faut pour trouver calme et volupté. La décoration intérieure et extérieure du lieu est très nature avec des couleurs très reposantes, naturels et végétales.


  • Le restaurant  gastronomique du lieu  » les Jardins Sauvages  » présente une cuisine raffinée réalisée avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique. Nous avons apprécié un repas riche de saveurs naturels de saison dont la plupart des ingrédients arrivés dans notre assiette ont été prélevés de l’immense jardin potager qui voit pousser fruits ( poires, pommes, fraises,rhubarbes…) légumes (tomates, potirons, poireaux, etc), herbes aromatiques d’ici et d’ailleurs et fleurs comestibles. Le fonctionnement locavore du restaurant participe aussi au concept éco-responsable du lieu puisque le reste des produits provient de la région bretonne. Le voyage gustatif à lui seul mérite le déplacement car c’est une véritable explosion en bouche.

 

  • Le potager :


  • Le spa est un salon Yves Rocher plus plus, au top du top. J’ai bénéficié d’un soin aux pierres chaudes pendant 50 minutes. Un vrai bonheur, de la tête aux pieds. T pour se détendre plus encore, rien de tel que de poursuivre avec un gamma puis quelques longueurs dans la piscine débordement dont la vue s’ouvre sur la Vallée de l’Aff. 


Alors si vous recherchez calme et bien-être, c’est un endroit que je vous conseille assurément.

J’ai lu: _Complètement cramé_ de Gilles LEGARDINIER

Le 17 août 2016, 21:30 dans Livres 0

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« Lassé de tout, Andrew Blake quitte l’Angleterre et se fait embaucher comme majordome en France, au Domaine de Beauvillier. Confronté à de surprenantes personnalités, lui qui croyait en avoir fini avec l’existence va être obligé de tout recommencer… »

Comme tous les romans lus de Gilles Legardinier, j’ai apprécié l’humanité qui se dégage au fil des pages. Gilles Legardinier dresse avec simplicité et précision autant le décor que le portrait de chacun des acteurs de son roman. L’histoire est cousue de fil blanc, car l’on devine aisément le happy-end mais , ce qui fait la beauté de ce livre n’est pas tant le fil rouge mais davantage le plaisir de voir évoluer cette galerie de personnages au passé différent converger vers une amitié qui transcende l’origine sociale, le milieu culturel ou même la valeur du compte en banque. Ce livre nous parle d’émotions: celle éprouvée par chacune des générations qui se rencontrent. Ce livre est une belle leçon d’humanité car il nous fait réaliser qu’au delà de nos différences, il est possible de vivre ensemble si l’on veut bien essayer. Non, tout n’est pas rose bonbon ici bas mais mais cela fait du bien de lire quelque chose qui ramène un peu le sourire aux lèvres et un peu de baume au coeur en se disant qu’il est absolument nécessaire et bon de faire ressortir la part d’humanité dans les rapports entre les uns et les autres. Ce livre parle aussi de ceux et à ceux qui veulent recommencer leur vie ailleurs ou lui faire prendre un autre chemin.

J’ai aimé suivre chaque personnage à travers ses démons et ses envies, ses espoirs et ses doutes. L’amitié naissante entre les différents protagonistes semble tellement sincère, au-delà des clivages car chacun apprend à écouter l’autre et partage avec lui. L’individualisme n’est pas de mise car il favoriserait aigreur et méchanceté.  Cette moralité très idéaliste est tellement d’actualité aujourd’hui.

Entre Madame, vieille aristocrate mystérieuse et recluse dans ses appartements, la cuisinière vieille fille qui est raide dingue de « son chat » et légèrement susceptible, le régisseur pété du casque qui vit dans une cabane au fond du jardin de la propriété et un protagoniste, vieil Anglais espiègle qui quitte tout pour fuir l’ennui de sa vie depuis le décès de son épouse et sa fille partie au loin, on n’a pas envie de lâcher le livre.

J’ai ri, j’ai frémi, j’ai éprouvé de la colère aussi. Rares sont les livres qui provoquent autant de sentiments à la fois. Cela souligne tout simplement la qualité d’écriture de l’auteur. On regrette presque d’en arriver à la fin car, au bout des 418 pages, on a la sensation d’avoir laissé quelque part une poignée d’amis qu’on est sûr de ne plus revoir. Et on éprouve un peu de tristesse…en attendant un autre livre…et une autre histoire tout aussi (sur)prenante.

Quelques phrases tirées du livre:

  • Madame à Andrew Blake: « Avez-vous peur de la mort, monsieur Blake« –  Réponse de Andrew Blake à Madame   « Je ne crois pas, mais je déteste l’effet qu’elle a sur la vie »     (page 307)
  • Andrew Blake: « Tu vas être étonné, Yanis, reprit-il, mais les deux fossiles que tu as devant toi ont aussi été des petits garçons. A ton âge, on faisait des bêtises, pareil. Nos mères nous grondaient. On n’aimait pas les légumes. On cachait nos larmes quand on s’était pris une raclée, on faisait les fiers. On avait aussi des rêves et beaucoup d’illusions. Exactement comme toi. Et laisse-moi te confier un secret qui peut te faire gagner beaucoup de temps : les rêves te font avancer et grandissent avec toi. Ils t’élèvent. Par contre, tu dois perdre tes illusions au plus vite. Les illusions t’empêchent de voir la vie telle qu’elle est et conduisent immanquablement à l’échec. Quand tu dis que tu as des tas de copains et que tu as la vie devant toi, crois-moi, c’est une illusion. »

 

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